D'un spectacle sombre
Où me suivent les ombres
De l'inévitable solitude
Dominée par un déluge chaotique
Mon âme dans ses prémices sanglants
Se déverse dans un flot frénétique
Dans les abîmes de mon antre agonisant
Dans ce monde où triomphe l'indifférence
Seul recours possible, la résilience
Mais un sentiment étrange se matérialise
Toute agitation a cessé et les lames s'aiguisent
Des regards me fixent, et soudain !
Impression ?
Persécution ?
Je dois fuir, peut m'importe où, mais loin !
Loin de ce corps !
Et de ce funeste décors !
Loin de cette horreur qu'on appelle la vie
Et qui peu à peu me détruit
Me réduisant à l'ennui !
Mais voilà que les regards me rattrapent !
Avides de haine inassouvie !
M'attèlent et m'écartèlent
Ultime supplice !
Vidant mon corps de cette souffrance
Laissant échapper cette haine
Et là est ma délivrance
Un corps inerte souffrant de la vie !
Voilà ce que je suis !
Gothiny




